Littératures

  • A la manière de...

    A la manière de...

    Comme je descendais
    Les poubelles chez moi
    Je ne sentis plus l'odeur
    J'étais porteurs de vieux croutons
    Et quelques turgescences sublimes
    Je me sentis calme et serein
    Sans bousculer mes sacs
    Déjà plein d'incroyables déchets
    La poubelle était là
    Et je terminais mon odyssée
    D'incroyables voyageurs
    Viendraient vider la poubelle
    Quand ils le voudraient bien

  • Le poème, le poète et sa postérité

    Le poème, le poète et sa postérité

    Un jour il faudra bien que j'écrive le poème
    Le Poème avec majuscules, oui mais quel poème ?
    Celui-là dont on se souviendra longtemps pardi!
    Et sans ironie l'immortalité elle est à peu de frais

    Parmi tous les poètes géniaux, tous ceux qui écrivent
    Il y aura peut être un tout petit peu de moi
    Alors je reste ce vrai-faux modeste génial
    Être ou ne pas être, un grand bavard impénitent et prolixe

    Qui sais ce que demain, ce que ce poème sera
    Je sais ! un jour nous crevons tous sans rémissions
    Et tous nos beaux textes, alors, ils se baladent sans nous
    Sur tout les réseaux des sites d'Internet et des amis

    Je ne crois plus vraiment aux livres papiers
    Il est de plus en plus rare qu'un éditeur papier
    Prenne des risques pour un recueil de poèmes
    Internet et ses publications, il tue l'édition papier

    Moi ce jour je me souviens d'amis poètes
    et eux, ils sont maintenant déjà morts ou disparus
    Ceux-là, Ils nous parlaient de leurs poésies vivantes
    La réalité, elle est déjà beaucoup plus triviale

    Ne survivent jamais que ceux qui se placent
    Comme des coucous dans la mémoire des autres
    Dans des nids, les mémoires de ceux qui vous lisent
    La poésie c'est toujours de la mémoire en action

    Le vers est rimbaldien ou hugolien, mais le vers est là
    Entre la vraie admiration et la fidélité qui est donnée
    Je me souviens de ces amis poètes, ceux de mon passé
    Leurs âmes, elles sont encore là, présentes dans ma mémoire

    Et là! Pour Moi ou pour vous! je ne sais vraiment pas
    Si à part moi il y a celui qui vit et celui-là reste un ami fidèle
    Il y a des autres mémoires dans ce présent trop mercantile
    Qui donc parlera des amis poètes qui sont maintenant disparus

    Paris le 6 juin 2016

  • Réflexions, sur l'image et le verbe poétique

    Réflexions sur l’image et le verbe poétique

    Sans vouloir croire aux formules magiques émancipatrices, l’écriture, elle est tout de même plus proche de la vérité, et sans vouloir essayer de jouer les prophètes de demain, le temps de l’écrit, il est plus long et plus lourd de sens, l’image, c’est le domaine de cette icône qui est désirée, Le temps de cerveau, il est modifié par des images, cela me rappelle des passages qui sont dans l’Apocalypse, où Jean parle de boîtes parlantes ou d’idoles sans âmes, parfois un rien de beauté, cela vous plonge en adoration, et parfois nous faisons de longs poèmes amoureux sur une image, si l’image est un condensé de l’information, c’est bien son but, mais résumer un homme, à une vie et à une image, c’est aberrant, les images les plus chargées, ce sont des fleurs comme la rose, ou un objet d’adoration, comme une icône, ou bien un symbole religieux, y aurait-il quelques choses à dire sur la poésie et tous les poètes, le poète ? Il est juste un médium, un regardeur, un individu qui perçoit, verrais-je un jour ou l’autre, un poète passer de nouveau à la télévision, les poètes ? Ils ne sont pas médiatiques et ils sont parfois ennuyeux, peut-on espérer qu’un jour les humains, ils redeviennent simplement humains, j’ai plus de mal avec les gens connectés qu’avec les S.D.F. qui vivent dans la rue, je ne vois que l’absence de ces regards plongés dans leurs portables. Oui ! Cela me fait peur ! Je n’ai jamais cru que les médias de masses, ils s’individualiseraient dans les connexions, la TV, sans doute est-elle morte à cause de la publicité, mais les smartphones ce n’est pas mieux, de nos jours les poètes ils doivent savoir où sont les regards et aussi la lecture qui porte les poèmes.

  • Milly ou la terre natale... Alphonse de Lamartine et ajout personnel

    Milly ou la terre natale (I)

     

     
    Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ?
    Dans son brillant exil mon cœur en a frémi ;
    Il résonne de loin dans mon âme attendrie,
    Comme les pas connus ou la voix d'un ami.

    Montagnes que voilait le brouillard de l'automne,
    Vallons que tapissait le givre du matin,
    Saules dont l'émondeur effeuillait la couronne,
    Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,

    Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,
    Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour
    Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,
    Et, leur urne à la main, s'entretenaient du jour,

    Chaumière où du foyer étincelait la flamme,
    Toit que le pèlerin aimait à voir fumer,
    Objets inanimés, avez-vous donc une âme
    Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?...
     
    Alphonse de Lamartine  dix-neuvième siècle,

    Une petite mise à jour encore toute personnelle,
    Pour cet époque de communication très cruelle
    Je dirais  en voyant tous les portable connectés
    Objets communicants, sans vraie joie, ni humanité

    Objets connectés auriez-vous  donc aussi  une âme ?
    Cela quand on  connait toute la force dans un seul mot
    Il n' y a dans ce petit rien vécu comme un vrai grand drame
    Toute la confiance  donnée ou sa version rabougrie plutôt
     
    rajout 7 mars 2016

     

  • Notre langue

    Notre Langue

     

    Dans toutes les langues d’autrefois

    il y la langue d’ici et celle de là-bas

    J’aime tes perles de vieux mots

    De ces bijoux vieillots et anciens

     

    Ou plutôt ce copeau de bois de chêne

    Pris dans une matière très rugueuse

    D’une nature qui est encore rude

    Où toutes les choses nous parlent

     

    Oui là ! Tu parles une belle langue

    Qui est celle-là d’un vécu commun

    C’est assez simple mais moi j’aime bien

    il y a mille ruisseaux et maintes sources

     

    Dans mon passé, celui de mon autrefois

    j’avais le verlan celui de nos banlieues

    Mais qui était surtout un code calculé

    Pour pouvoir parler loin des bourgeois

     

    De nos jours, je sais maintenant un monde

    Où je sais que je n’ai plus rien à y faire

    Sans parler de ghetto, le chômage est là

    Et entre pauvres, ils se soutiennent ensembles

     

    La langue utilisée, c’est la scansion des mots

    Je sais un Rap qui est aussi un monde très dur

    J’ai fréquenté autrefois dans Paris des slameurs

    Cela aux tous débuts du slam rimé et scandé

     

    Il y avait des bons amis, des poètes vivants

    Maintenant, moi j’évite tout ce monde-là

    car Il y a là-dedans une vraie violence

    Et les gamins, ils se foutent bien de moi

     

    Car pour eux, je suis le collabo en puissance

    Eux… Ils ne savent plus dire des « je t’aime ! »

    Parce que toutes leurs histoires de cœurs

    Elles sont mal vécues comme au bordel

     

    Toute une éducation qui est à refaire

    Parce qu’il y a des territoires abandonnés

    Par des gens de cultures et de pouvoirs

    La civilisation, elle n’est qu’un bon regard

  • Plumes de mots

    Plumes de mots
     
    Pistent ils les pistons ou les pistils
    Peut être parlent il de pastilles
    Vous savez  pour les pustules
    Patiences et pertinence passives
     
    Entre la passiflore et les ellébores
    Fleurs dont les pistils prolifèrent
    Dans des prés patiemment préservés
    Par des pasteurs et des passeurs
     
    Peut être parfois je pressens aussi
    Des colis postaux et des passages
    Du postier de la poste trop pressés
    Par des problèmes de postiers patients
     
    Pascal le postier pertinent postule
    Entre un poste de petit chef
    Ou une permanence très positive
    D'une politique plutôt protestataire
     
    Moi! Je pense parfois au printemps
    aux pistils des fleurs qui s'épanouissent
    Entre le pétiole et les pétales toute blanches
    Petite fleurs qui poussent une primevère
     
    Je songe ainsi à ce temps placide
    qui trépasse et passe sans problème
    Aux frêles fleurs qui s'étiolent lentement
    Et qui fanent et deviennent fruits goûteux
     
    Là! Je m'amuse et je rigole...

     

  • Ecritures...

    Écritures

    L'auteur quelques parts
    Perdu dans les pages
    De son grand bouquin
    Disparait et il s'oublie

    Parmi toutes ses fictions
    Celles-là qu'il a déjà écrites hier
    Et toutes celles-ci qu'il écrira
    Dans un autre livre à venir

    Là il laisse quelques traces
    De lui-même ou d'un autre
    Dans tous les personnages
    Inventés ou non-inventés

    Il vacille entre rêves et réalités
    Entre un héros tout à sa mesure
    Et quelques aventures incroyables
    Alors Il mène son enquête

    Paris 9 juin 2014

  • Maudit Poètes !

    Maudit Poète!

    Il est de ces pourrisseurs incroyables de toutes nos vies présentes
    Qui de toutes les belles choses ça et là, toutes bien vivantes
    ils font des sornettes entre des histoire bien ternes et bien tristes
    Ils préfèrent la déchéance de la mort à la lumière des artistes

    Ils s'attachent sans désir aux fleurs les plus belles de nos vies
    L'unique plaisir qu'ils en ont ne sont que la fleur triste de l'ennui
    Et sans joies, sans faim, ni désir, ils débitent ainsi leurs poèmes cruels
    Leur ciel reste éternellement crépusculaire, sombre et tout conditionnel

    La lumière ne les atteint pas car ils la fuient, ils sont bien trop apeurés
    Le diamant pour eux n'est qu'une pierre dure, pour leur cœurs lacéré
    Ils méconnaissent ainsi les grands chatoiements des feux de ce bijou
    Ils en ont peur comme les gens trop méfiants qui ont peur d'un fou

    un jour ils se suicident et ils meurent non pas par désespoir mais par l'absence
    Ce néant qui les rattrape et qui les tuent, ce n'est jamais que leur indifférence
    Un jour le soleil, il se lève sans eux et toute la vie, elle continue et elle passe
    Il n'ya que des choses banales entre une vie vécues et un rêve qui trépasse

    je sais entre une chose banale, un ciel gris ou une amour très heureuse
    Il n'ya que des bien des choses trop tristes ou une vie malheureuse
    Je sais des gens peu soucieux de vivre et qui sont très accablé aussi
    Car Ils sont ainsi ! Tous de ces satanés bordels de merde de poètes maudits

     

  • L'écrivain qui racontait une histoire

    L’écrivain qui racontait une histoire

    C’était un homme sans âge peut-être était-il vieux ou peut-être était-il jeune, mais quand il écrivait c’était toujours la vérité, celle de l’Histoire et rien ne le tracassait plus que de tenir compte de tous les faits des choses qu’il entendait… Cela le tracassait beaucoup de voir que ses histoires, elles s’inséraient dans l’Histoire avec majuscule… Non ! Ce n’était pas du mentir-vrai comme le pratiquait l’écrivain du parti communiste Louis Aragon… Tout ce qu’il disait que cela soit aussi tordu que ou cela paraissait assez simple cela se révélait toujours vrai et toujours vérifié par la vie commune… Son talent lui avait aussi valu quelques ennuis …

    Car s’il disait toujours la vérité, alors quelques hommes de pouvoir, soit des hommes politiques ou soit des gens des médias, ils se sont dits : La vérité cela  doit rester la notre et  non pas la sienne, ils espéraient détourner son talent, pour faire de leurs idées politiques une vérité qui soit écrite par cet écrivain…

    Comment cela avait-il commencé ? De ces rêves qu’il écrivait pour parler de son monde qui lui était personnel…

    Quelques rêves parlaient d’un monde meilleur et lui qui était d’une bonne nature optimiste, il espérait avec une grande foi, cela chaque jour de sa vie qui passait, il avait cette foi intérieure que ses rêves se réalisent… Parfois il voyait bien ce monde qui se bloquait sur des réalités plus cruelles comme des questions d’intérêts d’argents, sur des haines ou simplement un réel vide politique, une impuissance à agir sur ce monde…

    Lui, Il savait que ses rêves, ils étaient bien plus puissants que ses ennuis passagers... Car un jour qui viendrait, il savait son grand rêve enfin se réaliserait... Ce serait un monde qui serait uni et vivant en paix, un monde qui serait respectueux de toutes les vies… Lui, il savait que cela allait arriver un jour ou l'autre, mais il y avait ces quelques hommes de pouvoir qui tentaient toujours et encore de mettre la main sur les pensées de cet homme... L'avenir serait un monde qui sera fait à leur idées selon leurs concepts de pouvoir

    Mais l’écrivain était-il Le Créateur ? Ou bien ce don effrayant qui lui sonnait une sacré puissance par les mots, il inventera ce monde rêvé qui échappera à toutes les emprises des pouvoirs…

    Cette histoire, pour tout vous dire, elle est sans doute idiote, cela certainement ! Mais elle n’est pas plus stupide que tous les scénarios de films catastrophes que l'on nous sert depuis longtemps dans nos vies et dans nos médias… Ne pas croire que demain sera pire ou meilleur qu’aujourd’hui  car demain nous ressemble …

    Se dire que la simple vérité, elle vous rendra libre, c’est déjà ce que disait le gars Jésus…Mais il faut savoir aussi ce que vous mettez vous dans ce mot libre… Un mot est trop souvent la liberté imposera sa vérité avec toute la vience nécessaire…  L’homme qui rêvait dans la nuit… Il songe à un vide salvateur comme celui de l'absence d’une autorité imposée de celle qui ne juge pas, vous savez de cette autorité venue des pouvoirs religieux qui parfois condamne et maudit par pure Bêtise…

    Etre Tout nu devant Dieu, cela fait moins peur que de vous voir vous tous avec tous vos fantasmes… Cet homme tranquille, il vivait avec un profond respect de toutes les vies quelques soient-elles, les vies présentes, celles du passé et toutes celles qui viendront...

  • Moiteur dans le bayou

    Moiteur  dans le bayou
     
    C'était un monde très chaud de l'ordre de 100° F, les hommes et les femmes courraient et revenaient dans des danses frénétiques et accélérées, l'eau du bayou était encore pleine de la chaleur, cette chaleur intime de l'eau douce et grisâtre avec ses poissons chats ses alligators et ses pécheurs rebelles à toutes idées de travail dans un pays où le chômage et la poisse cafardeuse,  cela vous donnait le vrai blues et des chansons interminables sur un mal être et l'envie de se rafraîchir vite-fait... Bref d'échapper à cette poisse intime.... Une moiteur et une torpeur que des alligators appréciaient, ces  bestioles, à mâchoires en chausse-trappes ou bien des pièges à imprudents, elles chassaient des mains et des pieds mal placés  de ces rien-du-tout  laissés à leurs portées, car il fallait rester prudent ... Tom était assis là dans sa barque plate et avançait dans le bayou prudemment; il était tout  songeur en pensant à une glace à deux boules très très froides ou  bien un verre de ces sodas froids de  tous ceux-là qu'on trouve à New-York, dans les fast-food ou bien chez les marchand de glaces italiens... Mais là ! Les chaleurs moite et puissante écrasait toutes tentatives de se sentir à l'aise, il lui vient l'idée de plonger dans l'eau pourtant infestée de bestioles.... il plonge dans l'eau et aussitôt on voit des troncs d'arbres se diriger vers lui.... Mais Tom qui avait  bien u toutes les histoires de Tarzan dans  tous les magazines, il sorti son long couteau, et se fut le massacres, il se fit 10 sac en peaux d'Alligator... Après les avoir dépecés et  qu'il les ait vendu les peaux, alors il se soula pendant 10 nuits et pendant 10 jours avec du gin-fizz, de la Bloody-Mary et des glaces à la vanille.... Au bout de 10 jours après toutes ses nuits d'orgies, Tom apaisés satisfait et content, c'est à dire après s'être bien remplis la panse et avoir baisé toutes les putes du coin, il repartit sur le bayou sur sa barque en songeant tranquillement au temps passé et sur le temps qui va...Tom La terreur des alligators... C'est une légende dans cette Louisiane sous un soleil très chaud qui sent la moiteur, la sueur et une odeur acre d'eau tiède et grise