Littératures

  • Des rimaillages sans rimes

     

    Des rimaillages sans rimes

    Vivre l'immanence de l'être
    Avec la résilience de ses mots
    Avoir la pertinence d'écrire
    Avec tous les silences qui restent

    Toute la magie de la poésie
    Choisir les images des choses
    Se faire des mirages sans buts
    Viser des rivages très lointains

    Pouvoir se faire un doux rimage
    Décrire des paysages de printemps
    Écouter les caquetages des oiseaux
    Faire des images imaginaire de tout

    Envisager tous les visages aimés
    Voyager dans ce grand village du net
    Pour des usages qui ne sont pas toujours très nets
    Faire un nettoyage de ses mots d'usages

    Vivre avec toute la rage d'écrire
    Savoir faire des enluminages précieux
    Savoir la lumière des petits matins
    Rasages de barbes devant sa glace

    Pleins des bagages des souvenirs
    Lardages de petits mots de presque-rien
    Poussière d'existence et bavardages
    Pour faire des bricolages poétiques

    Un Bric à Brac, et de l'écrémage
    Aimer la crème des fromages
    Des fromages de têtes, avec persil
    Manger des têtes de veaux gras

    Des veaux grasseyés à l'extrême
    Pour des extrémités de viandage
    Toute la sagesse très grise des âges
    Et le passage à la ligne dans la page

    Savoir tous les lignages dans les mots
    Y voir dans des motets médiévaux
    Tout ce moyen-âge qui est ici et là
    Celui de maintenant le New-Age

    Des mirages, usage de managers
    Avec toute l'économie de la grâce
    Celle de la gratuité des messages
    Mais ce ne sont que des radotages

    Et y voir un grand silence sans gage
    Celui de Dieu et de tous ses messages
    Ou le diable et avec tous ses mensonges
    Etre l'Homme qui vit avec tous ses doutes

    Paris le 5 juin 2017 le jour de la Pentecôtes

    Des rimaillages sans rimesdes-rimaillages-sans-rimes.mp3 (2.05 Mo)

     

  • Les Hasards dans la Poésie

    Les Hasards dans la Poésie

    A la Suite à des poèmes du style Oulipo qui sont passés sur le site de Toute La Poésie.... Elle est fascinante, cette idée de mettre du hasard dans la poésie... Je me souviens des rapports entre Max Jacob avec les premiers surréalistes... Breton,Aragon et autres... A savoir  aussi que Max Jacob, il reprochait aux surréalistes de mettre du pur hasard dans le choix des mots et de générer ainsi des poèmes qui sont certes intéressant, mais où la volonté dans les choix, elle est absente...Tandis que Max Jacob, le  poète   qui est l'inventeur de ce style de poésie qui consiste à mettre des mots qui sont non-attendus dans un poème, mais à la différence des surréalistes, lui il choisissait avec soin ses mots, cela pour créer des effets étonnants...  Plus tard les gens de l'Oulipo, ils ont fait dans ce style là, une machine qui générait des milliards de poèmes qui sont tous générés mécaniquement par le hasard, dans les choix de vers déjà pré-écrits... De nos jours les gens qui créent ce genre de poèmes, ils ont pour eux une grande facilité pour créer des nouveaux poèmes  en grandes quantités...  Cela donne parfois des choses chatoyantes,  mais parfois ce qui est écrit  c'est des chose insignifiantes, avec ces suites purement hasardeuse, et cela ne veut rien dire de particulier... Personnellement si le hasard, il peut  nous apporter des choses surprenantes, je restes assez d'accord avec Max Jacob qui dit qu'il faut savoir choisir les mots justes, ceux que l'on veut pour donner un sens précis et pour les mettre à la bonne place dans un poème...  Le surréalisme, il a viré vers l'utilisation de la psychanalyse, par l'utilisation des rêves et de l'inconscient, mais je sais pas si mes rêves, ils me parlent

    Paris le 30 mai 2017

     

  • Marie

    Marie...

    Vous y dansiez petite fille
    Y danserez-vous mère-grand
    C'est la maclotte qui sautille
    Toute les cloches sonneront
    Quand donc reviendrez-vous Marie ?

    Les masques sont silencieux
    Et la musique est si lointaine
    Qu'elle semble venir des cieux
    Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
    Et mon mal est délicieux

    Les brebis s'en vont dans la neige
    Flocons de laine et ceux d'argent
    Des soldats passent et que n'ai-je
    Un cœur à moi ce cœur changeant
    Changeant et puis encor que sais-je


    Sais-je où s'en iront tes cheveux
    Crépus comme mer qui moutonne
    Sais-je où s'en iront tes cheveux
    Et tes mains feuilles de l'automne
    Que jonchent aussi nos aveux

    Je passais au bord de la Seine
    Un livre ancien sous le bras
    Le fleuve est pareil à ma peine
    Il s'écoule et ne tarit pas
    Quand donc finira la semaine

    Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
    Nota Bene la maclotte est une contre-danse du passé

  • quelques questions...

    Quelques questions...

    – Allez-vous un jour arrêter de faire des poèmes ?

    Je ne sais pas quand la source, elle se tarira, j’écris beaucoup moins maintenant

    – Avec le temps avez-vous évolué ou changé dans vos visions poétiques ?

    Je me trouve meilleur techniquement, mais je renie rien

    – Avez-vous d’autres suggestions sur ce sujet ?

    Je ne sais pas ! c’est un sujet à multiples tiroirs

    – Avez-vous le sentiment décrire pour.... Là vous mettez vos buts en poésie...

    J’ai cru longtemps que j’écrivais pour changer le monde puis je me suis dit que j’écrivais pour mes neveux, maintenant c’est par pur plaisir

    – Avez-vous vos règles de prosodie ? Soient académiques ou personnelles ?

    J’admets les règles, mais je m’en dégage par le sentiment simple que ce ne sont que des conventions héritées du passé

    – Citez un auteur que vous aimez ? Sois contemporain ou du passé !

    Jacques Prévert, Robert Desnos, Léo Ferre et pas mal de monde qui chante

    – Citez un éditeur qui aime les poètes et la poésie !

    Question difficile quand je sais tous les refus que j’ai eu

    – Comment définissez vous la poésie ?

    La poésie est une liberté

     

    – Dans ce monde moderne comment voyez vous la place de la poésie ? A savoir qu’il existe dans les pays arabes et l’Iran des poèmes et des poètes qui s’intègrent dans la vie commune du quotidien

    J’aimerais bien revenir dans le passé où les poètes avaient un place dans les médias, de nos jours je pense plutôt à une incompréhension profonde des gens des médias

    – Dans vos poèmes, parlez-vous de vous, des autres, de vos proches ou de l’universel ?

    Je ne sais pas trop, je pense j’écris et je ne parle que des vies, celles que je vois


    – De votre point de vue, pensez-vous que l’économie et la poésie peuvent s’entendre ?

    Vaste question la poésie pose des questions pertinentes que les hommes de pouvoirs n’aiment pas trop entendre

    – Êtes vous plus à l’aise...Dans le court, l’ellipse, les textes longs ?

    Je pratique les trois, dans mon passé j’étais très long très barbant, j’ai été opéré à cœur ouvert et je suis devenu plus fragile et là j’ai ressenti l’urgence donc je fais plus court

    – La poésie dévoile-telle, bref a-t-elle un rôle social pour dire des choses mal comprises ?

    La poésie ressemble à un mystère dans le sens religieux où tout n’est pas explicable

    – La poésie en général et la vôtre en particulier, ont elles un avenir ? N’est pas Rimbaud ou Hugo celui qui veut ou croit l’être

    Je ne sais pas, il existe de myriades de poètes dont beaucoup sont oubliés


    – Lisez-vous beaucoup d’autres poètes ?

    J’ai beaucoup lu, des amis, des poètes célèbres, maintenant je me contente de TLP

    – Lisez-vous des poèmes dans une autre langue ?

    Non! J’ai du mal avec les langues

    – Marchez-vous quand vous penser un sujet poétique, bref scandez vous vos pas avec vos vers ?

    J’ai le cul sur une chaise quand j’écris, c’est plutôt la respiration qui me donne le rythme

    – Pensez-vous la poésie comme un parcours mystique ?

    Je sais qu’un jour je ne serais plus, j’aime penser être encore lu et apprécié

    – Pensez-vous qu’on se souviendra de vous comme auteur, soit de poésie, soit d’une autre forme littéraire ?
    Je ne sais pas, car les cimetières sont remplis de gens indispensables


    – Peut-on écrire de la poésie en restant chez soi ?

    Oui ! Mais pour écrire il faut s’intéresser aux autres donc sortir de chez soi

    – Peut-on écrire sans s’engager ?

    Je ne mélange jamais la poésie et le politique, mais je sais bien des engagements qui viennent du cœur

    – Pouvez vous citer, un auteur que vous aimez, qui vous a aidé et accompagné dans votre vie ?

    Jacques Prévert qui m’a ouvert à la poésie


    – Que pensez vous d’un comique comme Coluche, certains l’ont qualifié de Poète ?
    Vaste question ! Où donc s'arrête la poésie ? Coluche était un homme de cœur

     

    – Quelle est l’utilité de la poésie ?

    Utile ? Je ne sais pas ! Car elle n'a pas de valeur marchande

    – Quels sont vos maîtres, ou n’avez vous jamais eu de maître ?
    Les lectures de mon passé, elles m'ont ouvert et je ne peux dire que je sois fidèle à un maître penseur, donc les maîtres ce ne sont que les gens qui me parlent au cœur

     

    – Qu’est-ce que la poésie ?
    Une manière d’exprimer la vie, le monde et ses diverses réalités

     

    – Votre langue maternelle, peut-elle être universelle ?

    Ma langue m’a formée, ma pensée et ma manière de dire et j’ai du mal avec les autres langues, je ne suis pas polyglotte

     

    – Voyez-vous la poésie comme un jeu avec des techniques littéraires

    Autrefois je voyais les poètes comme des sales gamins qui jouaient en appliquant des règles de prosodie

    – Y a-t-il un âge pour écrire et dire de la poésie ?

    Je me dis parfois que la jeunesse est une époque bénie, mais en vieillissant je constate que l’âge est aussi une expérience

     

    Paris le 4 mars 2017

  • François (V)illon un vieux poète

    le premier Poète qui laisse des traces dans notre histoire,
    c'est François (V)illon qui possède un nom presque identique à une lettre près,
    un gars dont on sait qu'il est mort dans la mouïse

    Ballade des contre-vérités

    Il n'est soin que quand on a faim
    Ne service que d'ennemi,
    Ne mâcher qu'un botel de fain,
    Ne fort guet que d'homme endormi,
    Ne clémence que félonie,
    N'assurance que de peureux,
    Ne foi que d'homme qui renie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Il n'est engendrement qu'en boin
    Ne bon bruit que d'homme banni,
    Ne ris qu'après un coup de poing,
    Ne lotz que dettes mettre en ni,
    Ne vraie amour qu'en flatterie,
    N'encontre que de malheureux,
    Ne vrai rapport que menterie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Ne tel repos que vivre en soin,
    N'honneur porter que dire : " Fi ! ",
    Ne soi vanter que de faux coin,
    Ne santé que d'homme bouffi,
    Ne haut vouloir que couardie,
    Ne conseil que de furieux,
    Ne douceur qu'en femme étourdie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Voulez-vous que verté vous dire ?
    Il n'est jouer qu'en maladie,
    Lettre vraie qu'en tragédie,
    Lâche homme que chevalereux,
    Orrible son que mélodie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    François Villon 1431-????

     

  • Bavardages sur la littérature

     

    Bavardages sur la littérature

     

    Un club de vieux messieurs

    Avec quelques dames d’un âge certain.

    Tous ceux-là ils se réunissaient

    Dans un restaurant autour d’une table,

     

    Ils bavardaient entre une entrée de saumon,

    Quelques pommes vapeur

    Et de la blanquette de veau.

     

    Ils se disputaient autours de questions essentielles :

    Quel était le meilleur écrivain contemporain

    À l’exception des divers prix

    Attribués par des éditeurs en mal de publicité ?

     

    Quelques-uns parlaient d’Arthur Martin

    Et de son incroyable facilité

    À établir une ambiance dans ses écrits.

     

    Tandis que d’autres parlaient

    De Jules Desforges et sa vision d’un monde

    Beaucoup plus ouverte

    Que nos littératures franchouillardes...

     

    En fin de repas vint alors la grande question :

    Quel est le meilleur poète

    Et quelle est la poésie

    Qui vous prends le plus aux tripes ?

     

    Et là, ce fut une foire d’empoigne,

    Car tous ils avaient un nom en tête

    Et tous soutenaient que untel ou bidule,

    C’était un poète essentiel...

     

    Je les écoutais et je méditais,

    Je me dis alors

    Que le silence qui se fait

    Après un poème, c’est encore de la poésie !

     

    Parfois je sais des poètes que j’aime,

    Mais je serais bien incapable

    De vous dire pourquoi celui-là

    Ou plutôt je dirais que j’aime divers poètes,

    À divers moment du jour et de la vie.

     

    Je sais maintenant des poètes

    Qui sont intimement dans ma mémoire.

    J’espère connaître des poèmes nouveaux

    Qui me parleront de vous

     

    Paris le 8 novembre 2016

  • Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

    Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

    Non! Ce n'est pas une blague ! C'est une info entendue sur ma radio France-Inter à 13h, il est nobélisé pour avoir inventé des formes d'expressions nouvelles dans la poésie américaine... N.B. si vous croyez à un canular vous pouvez toujours vérifier sur internet, j'aimerais aussi que les hommes politiques américains regarde mieux leurs passés récents et mêmes plus anciens, entre autres la période des années 70, celle qui existait avant ces fous de l'école de Chicago qui ont tué plus d'économies réelles, nécessaires et fragiles que des tueurs en série... Ces fou là , Ils n'ont pas vraiment créé un monde meilleur... Merci encore monsieur Nobel pour mes chères années 70 où je croyais dans un monde meilleur, avec Bob Dylan, Joan Baez, Janie Joplins, Léonard Cohen chanteur populaire canadien qui pouvait aussi postuler pour ce prix mais qui ne l'a pas eu... Le canada reste un petit pays par rapport aux USA... Dylan et toutes les grandes voix de ces années qui pour moi, même si  cette époque était dure, elle était beaucoup plus responsable, plus humaine car pleine d'espoir dans un humanisme bien compris... Ce monde d'avant Thatcher et Reagan et tous ces fous irresponsables, ceux-là qui ont créé ce monde où l'argent est devenu la seule référence... La poésie vaincra, sans violence les puissants, dans un monde qui est devenu sans attraits

  • Hommage à Rutebeuf

    Hommage à Rutebeuf

    Petit vague à l'âme et un grand vague au cœur
    Où sont-ils donc passé tous ceux-là d'autrefois
    Ceux que j'aimais et avec qui je causais de tout
    Je songe souvent à ce beau  poème de Rutebeuf

    Celui ci qui parle de toutes ses amour mortes
    je sais pareil avec des amours qui s'en sont allées
    Tandis que je continuais de vivre encore et d'écrire
    Oui ! Mes amours qui sont mortes aux temps qui passent

    Que sont mes amis devenus
    Que j'avais de si près tenus
    Et tant aimés
    Ils ont été trop clairsemés
    Je crois le vent les a ôtés
    L'amour est morte
    Ce sont amis que vent me porte
    Et il ventait devant ma porte
    Les emporta
    Avec le temps qu'arbre défeuille
    Quand il ne reste en branche feuille
    Qui n'aille à terre
    Avec pauvreté qui m'atterre
    Qui de partout me fait la guerre
    Au temps d'hiver
    Ne convient pas que vous raconte
    Comment je me suis mis à honte
    En quelle manière
    Que sont mes amis devenus
    Que j'avais de si près tenus
    Et tant aimés
    Ils ont été trop clairsemés
    Je crois le vent les a ôtés
    L'amour est morte
    Le mal ne sait pas seul venir
    Tout ce qui m'était à venir
    M'est advenu
    Pauvre sens et pauvre mémoire
    M'a Dieu donné, le roi de gloire
    Et pauvre rente
    Et droit au cul quand bise vente
    Le vent me vient, le vent m'évente
    L'amour est morte
    Ce sont amis que vent emporte
    Et il ventait devant ma porte
    Les emporta

    Rutebeuf (1230-1285)

  • La poule aux oeufs d'or... Fable de Jean de La Fontaine

     

    La Poule aux œufs d'or

    L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
    Je ne veux, pour le témoigner,
    Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,

    Pondait tous les jours un œuf d'or.
    Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
    Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable

    A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
    S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
    Belle leçon pour les gens chiches :

    Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
    Qui du soir au matin sont pauvres devenus
    Pour vouloir trop tôt être riches ?

    Jean de La Fontaine... Les Fables

  • Le monologue d'Hamlet et pastiche

    Le monologue d'Hamlet (French)

    Être, ou ne pas être, c’est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte? Mourir.., dormir, rien de plus... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir, dormir! peut-être rêver! Oui, là est l’embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ? Voilà qui doit nous arrêter. C’est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d’une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde, l’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté, les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi, l’insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes, s’il pouvait en être quitte avec un simple poinçon? Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d’où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas? Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d’action... Doucement, maintenant! Voici la belle Ophélia... Nymphe, dans tes oraisons souviens-toi de tous mes péchés.

    Traduction François Victor Hugo

    Monologue du cocu électoral 

    Faire ou ne pas faire? Cest là, le doute ! Y-a-t-il plus rentable que de subir une grève et des affronts dans la rue ou bien manifester contre le monde du travail pour se battre pour un programme et un vote ? Elire! Voter! Gouverner! Rien de plus et dire que par cette élection nous mettons fin à toutes les contestations et aux mille doutes qu'expriment les électeurs qui sont ces électeurs fidèles, C'est là un résultat électoral que l'on doit attendre... Elire ! Voter! Voter!  Oui Peut être, être satisfaits de notre vote, Oui là est le problème! Car quels programme peux nous venir de ce vote, de cette élection quand nous avons consciemment mis notre bulletin dans l'urne? Voilà qui devrait nous faire douter,  cette réflexion là qui nous vaut la grand incertitude  en politique. C'est ce sondage électoral, tout personnel qui nous vaut des politiques incompétents depuis trente ans... Quel électeur raisonnable pourrait supporter les mensonges, les trahisons de nos politiques, la non représentativité, la morgue du pouvoir, l'humiliation de lois injustes, les angoisses du dépit électoral, les lois qui défont les acquis, l'insolence de notre premier ministre et toutes les manifestations contre des lois idiotes, si elle voulaient être acceptée avec un 49.3. Qui voudrait maintenant gouverner, faire face aux contestataires dans des votes très serrés, si la crainte du chaos et du FN venus du fond des âges où nul électeur n'a jamais su si on se souvient d'un dur passé... Ainsi les choix électoraux font de nous tous des incertains devant le vote  et nous subissons des sondages qui ne nous représentent pas, et les vieille fictions de la politique disparaissent dans les illusion électorales, ainsi les programmes les plus socialistes se droitisent sous les effets des sondages, à ces concept politiques et perdent l'idée de changement... Dur! Dur! la vie maintenant! Voici le beau candidat... Rêveur insoumis souviens toi de tous tes doutes

    William  Shakespeare 1656 ... Bruno Quinchez Paris le 8 juin 2016....