Littératures

  • Le temps qui passe... 24-01-2021

     

     

     

    Le temps qui passe...
     
    Un jour qui vient
    Puis un jour qui va
    Le temps qui passe
    Nous parle à nous
     
    De notre quotidien
    Et de ces petits riens
    Qui font nos vies
    J'aime ma soeur
     
    Qui me téléphone
    Pour me prendre
    Quelque nouvelles
    Je lui cause bien
     
    Parfois Je me dis
    En vous lisant ici
    Comment allez vous
    Vous que je lis parfois
     
    Il y a des choses bizarres
    Et  aussi quelques absences
    Quelques gens me manquent
    Pas envie de faire sans vous

     
    Bruno Quinchez Pars le 24 janvier 2021
    Dans une semaine, le 31 j'ai soixante neuf ans

  • Je vous salis ma rue.. Poème de Jacque prévert

     

     

    Je vous salis, ma rue

    Je vous salis ma rue
    et je m'en excuse
    un homme-sandwich m'a donné un prospectus
    de l'Armée du Salut

     

    je l'ai jeté
    et il est là tout froissé
    dans votre ruisseau
    et l'eau tarde à couler

    Pardonnez-moi cette offense
    les éboueurs vont passer
    avec leur valet mécanique
    et tout sera effacé

    Alors je dirai
    je vous salue ma rue pleine d'ogresses
    charmantes comme dans les contes chinois
    et qui vous plantent au cœur
    l'épée de cristal du plaisir
    dans la plaie heureuse du désir

    Je vous salue ma rue pleine de grâce
    l'éboueur est avec nous.

    Jacques Prévert, Fatras, 1966

  • Quatrains...

     

     

     

    Quatrains... Sans autre ordre que la Nécessité

    Le soleil se levait déjà, aux blancs confins des nuées
    Je me levais, frais, disponible pour un nouveau temps
    C'était en hiver, des flocons tombaient, fins et légers
    Je me préparais à vivre, sentant en moi le printemps

    Je me levais tranquille prêt à bien vivre et rire,
    Je n’avais pas de moulin à abattre mais des heures,
    A vouloir débattre, et à vouloir encore sourire,
    Je ne voyais venir que le bonheur, pas le malheur.

    Je regardais ma pépette, bien blottie au chaud sous la couette
    Princesse au cœur et au corps de panthère mais si chouette
    J'allais à la cuisine préparer un petit déjeuner, du pain grillé
    Ces odeurs, ça sentait le café qui doucement allait la réveiller

    Dans un silence parfait, je contemplais, lassé, mes rides,
    Je regardais cette femme au cœur et aux désirs avides,
    Je ne savais que lui dire, pauvre homme que j'étais, absent,
    Pour tous les rêves que j'avais faits, encore tout jeune enfant

    Des explosions, dans le ciel, fleurissaient notre jour,
    Des anges qui lâchaient, leur bombes sur nos têtes,
    Cruels anges des saints abattoirs, Dresde, Oradour,
    Auschwitz était encore inconnu, donc sans requêtes.

    Mon homonyme familial qui regardait sa mort
    Venir de douze fusils car il avait eu ce grand tort
    De vouloir dire non! Un petit enfant de vingt ans
    Dans une Europe de déments, mort mais aimant

    Menora, Memoriam, Mnémosyne, un même grand nom,
    Dans toutes ces civilisations antiques, elles me hantaient, avec des démons
    Ou ange des souvenirs, je songeais en ces beaux matins
    A ces jours de fureurs, que sont nos vies et nos destins

    Ne savoir jamais ni le jour ni l'heure
    Et vivre sans poser toutes ces questions
    Sur ce qui vous fait malheur ou bonheur
    Saisir intensément l'instant et dire... Vivons!

    Ces jours passés ou vivre un ordinaire quotidien,
    Tant de temps pour vivre, cet ennui qui me ronge,
    Et ce quotidien qui s'assume dès les petits matins,
    Ne pas vivre pour manger, pouvoir vivre d'un songe

    Il y a quatre-vingt ans l'Europe découvre l'horreur
    Alors qu'ils croyaient se battre que pour l'honneur
    La Liberté et la Vérité de vivre tous ensemble
    La Vérité était horrible, et la Conscience trouble

    Jour après jour, le temps s'enfuit
    Sonne l'heure, sonnent les cloches
    Même dans le noir, l'espérance luit
    Ses flèches, dans mon cœur, décoche

    le clown était bien triste en ce beau matin
    On se moquait de lui, des mauvais Coquins
    Qui ne connaissent pas encore son bon cœur
    Ceux-là qui ricanent, et déjà le clown pleure

    Dans la nuit solitaire et l'obscurité si profonde,
    Un enfant pleurait, d'une grosse terreur immonde,
    J'ai été, comme tous les enfants, ce petit gamin,
    Que sa mère rassurait, dans ses bras, au matin.

    Blanche Lune se couchait et déjà le soleil se levait
    Nous n'avions pas ces mêmes temps de nos vies
    Les jours passaient, et plus rien, pour nous, allait,
    Que de temps en temps, de trop vagues cérémonies

    Madame, pour vous, et pour la saint Valentin,
    Je balancerais quelques beaux alexandrins,
    Des rimes pour sourire, pour ce bon plaisir,
    Un plaisir de pouvoir dire, et bien en rire,

    Plus le temps passe... Plus moi je me lasse
    D'écrire des balivernes ou choses fadasses
    Tout casse, tout passe et les choses s'amassent
    Mille choses fanées, fragiles et qui se cassent

    Bouillir du chou ou cueillir un bouquet de jolies fleurs
    Question odeurs, j'aime encore mieux sentir la rose,
    Que les choux-fleurs que sont parfois vos gros cœurs
    Même si mon cœur-chou est parfois aussi très morose

    Madame! Votre cuisine n'est-elle pas cette Marmite ?
    Et que mon cœur-chou, cuise, pour vous trop vite,
    Et que mettiez mes yeux, pochés et frit à la poêle
    Ou qu'amante et cuisinière vous en aimiez la moelle

    Aimer et manger, c'est cette même dévoration,
    Que d'autres disent aussi, dévotion ou adoration
    J'aime à te dévorer, de tout cœur et de mes yeux
    Parce que pour une, je ressens ce feu amoureux

    Madame mon bout de gras vous conviendra-t-il ?
    Je ne sais si je suis un tendre veau, ou saucisson,
    Mais mon âge n'est pas tendreté, me semble-t-il !
    Peut être aimerez-vous ma carne de vieux cochon ?

    Madame, elle a mon âge ou elle n'est pas loin,
    Il me semble vous me l'avez déjà dit  tout cela
    Et je garde bien le secret pour votre soin
    Mais je souris comme un vieux Radjah...

    Vous m'aviez dit plus de cinq cents ans
    Vous connûtes Abélard votre bel amant
    Vous draguiez aussi le gars Casanova
    Mais pour moi vous dites, rien ne me va !

    Paris sous la neige, trottoirs très glissant,
    Mes chaussures prennent l'eau, pas marrant
    Mais c'est très normal la neige en ces temps
    Même si j'ai une préférence pour le printemps

    Plus me plait ce soleil et toutes ses fleurs
    Que neiges et vents mauvais qui soufflent
    Sur mon cœur et ma vie, que du malheur
    Que j'aime du soleil ces heures qui enflent

    En ce jour de printemps mon cœur fleurissait
    De mille et une fleurs, à celle là qui me souriait
    Nouveau temps et encore une nouvelle saison
    Cycles des vies, la raison sans aucune oraison

    Deux plus deux font  quatre pensait il  un peu rêveur
    Il savait des histoires compliquées entre des couples
    L'amour de l'une ou de l'autre, il faut choisir parmi toutes
    il y avait cette histoire d'amour éternel et qui est parfait

    je savais seulement des vies communes et pas toujours aimantes
    Parait il que dans une vie Les choix doivent être acceptés
    Pour moi je sais des absences et une solitude mal vécue
    Dans mon passé je songe aux histoires d'amour que j'avais

    Je me suis souvent demandé et si j'avais vécu à deux
    Dans ma réalité c'est surtout des problèmes de sous
    Je n'ai rien d'un opportuniste avec plein de choix de ma vie
    Pour les choses communes, cela reste de la tendresse et pas plus

    Bruno Quinchez Paris de janvier à Mars 2005
    Texte retravailllé Paris le 12 décembre 202

  • Quelles sont les réalités politiques, de notre époque contemporaine ?

    Quelles sont les réalités politiques, de notre époque contemporaine ?

    Le pire c'est de savoir toutes les histoires de clientèles de notre personnel politique...Je me suis souvent posé cette question! Celle de nos hommes politiques face à l'argent...Le pire, c'est ce concept : Rien n'est gratuit ! Je ne connais pas d'idéalistes dans mes candidats...Je ne crois pas trop à l'idéal communiste même révolutionnaire, tel que celui des cocos dans le passé... Dans ma culture je reste un chrétien dans mon éducation pour le partage de choses essentielles et gratuites

    Bruno Quinchez Paris le 9 novembre 2020

     

  • Poètes ? Tu parles !

     

     

     

     

    Poète ? Tu Parles !

    Comme je descendais ces escaliers trop raides
    Je ne me pris plus vraiment pour un râleur
    J'avais en moi quelques petit riens, ceux qui m'aident
    Et je vous les dis, car j'en sais toute cette saveur

    Assis à la table d'un ami qui est très bavard
    Oui l il était connu comme un poète anar
    Le ciel ! Ce n'était pas son monde vécu
    Il parlait de ses amours, et d'histoires de cul

    Mouchard impénitent, et aussi très studieux pour être
    il dénonçait parfois, dans ses vers, quelques amis poètes
    Parmi tous ceux-là du net, ceux qui avaient osés écrire
    Des ces vers beaucoup trop incroyables à décrire

    Cela ! C'était pour dénoncer quelques murmures
    Toutes ces choses qui sont dites parfois entre des grands murs
    Je descendais parfois, Parmi tout ceux-là que j'admire
    Le ciel il rigolait avec des milliards de ces mauvais sires

    Une vie continue et qui donnait des hiers et des lendemains
    Cet enfants comptait ses vers avec ses deux petites mains
    Le vieux que je me sens devenir, Hélas cela de nos jours
    Il comptait tous les mots pour des histoires d'amours

    Bruno Quinchez Paris le 16 octobre 2020

     

     

  • Mon Mois d'Août

     

     

     

     

     

    Mon Mois d'Août

    Regarder briller dans le ciel, ce chaud soleil d'aout
    Et toutes les fleurs qui sont toutes épanouies
    Dans un désordre qui est parfois trop mal établi
    Ne pas savoir se dire , mais avoir juste un doute

    Oublier toutes ces horreurs qui sont promises
    Parler doucement avec sa proche voisine
    Et voir en elle, peut être une très bonne copine
    Et faire des choses qui nous sont permises

    Une vie dans un monde affreux et  qui se tait
    Avec des amis qui sont maintenant trop lointains
    Ne pas savoir ce que l'on dit de nos lendemains
    Faire le choix d'aimer boire un bon verre de lait

    Attendre ! La belle affaire ! Nous disait le grand jacques
    Je sais des promesses et je sais aussi des arnaques
    Les petits riens qui sont les plus importants, hélas !
    Ce sont des sourires sous un masque, moi ! Je suis trop las

    Ne pas jouer son théâtre  dans un monde de grossses têtes
    Mais reste un poète qui se veux humble et pas trop bête
    Il y a du monde qui écrit ici et là quelques poèmes redoutables
    Dans tous ceux que vous lisez, et de ceux que vous croyez  admirables

    Je sais des vacances, je sais des lieux tristes et je sais aussi des poètes
    Alors dire : je t'aime ! Ces mots ,ils ne seront jamais trop obsolètes
    Je reste ici à Paris je sais des gens qui vivent mal le confinement
    J'ignore ce que vous aimez ! Je trouve ce temps assez dément...

    Bruno Quinchez Paris le 5 aout 2020

  • Anti Poète... Mon cul

     

     

     

    Anti-Poète ? Mon cul !

    Un jour je me regardais tout raide dans ma glace
    Etais-je un affreux nombril, dont les mots tuent
    Je ne savais pourquoi la poésie celle qui n'est pas lue
    Elle avait cette mauvaise réputation de ne parler que de soi

    En fait les anti-poésie, ils n'aimaient que la pure provoc
    Allez dire à monsieur le comte et à monsieur le curé
    Qu'il existait un monde hors de leurs tout petit monde
    Que certains poètes, ils sont bien plus universels que leurs petit monde

    Et parfois, il existe des choses légères, et sans vraies questions
    Comme savoir regarder un soleil se lever, et entendre les oiseaux
    Mais les anti-poésie, Ils ont tous un rôle, à remplir ce jour
    Dans une vie qui est terriblement triste avec si peu de joies

    Ils sont déjà prêts à tous les conflits possibles
    Je ne sais pas que leur dire, sinon essayer de lâcher prise
    Ce monde, il ne vous appartient pas, et moi poète je vous le dis
    La mort pour vous c'est une fin de programmes et être HS

    Alors que dans le ciel il y a mille question à entendre
    Nota bene je ne parle pas de Dieu et des anges; mais des possibles
    Entre les myriades d'étoiles et nous, il y a comme un lien
    A savoir que notre petite Terre, elle ne pourra tous nous contenir

    Un coucher de soleil, il nous laisse voir les étoiles
    Vieux enfants gâtés ! Arrêtez de vous auto-adorez
    Un regard sur tout ce qui vous entoure, il peut vous changez
    L'amie qui me sourit, elle me parle de sa vie et je l'aime bien

    Et cela de milles et milles manières, de mille rien du tout, à vivre
    Croire que ce monde est fini c'est surtout une idée de l'enfer
    Je ne sais pas demain et vous non plus , nous ne savons ce qu'il sera
    La lumière est cette chose importante qui éclaire toutes les vies
     
    Le soleil se couche et le soleil, il se lève chaque jour
    Je ne saurais vous dire ce que sera demain qui vient
    J'aime la vie qui vient et qui passe tout près de moi
    silence  dans mon cœur et ma tête, espérer toujours

     
    Bruno Quinchez le 8 Avril 2018 et le 11 mai 2020
    un texte que j'avais mis le site Atramenta


     

  • Une Virgule...

     

     

     

    Une virgule...

    Une virgule que j’écris dans le ciel, Là ! Tout près d’une étoile
    Je sais ! C’est ridicule, mais pas plus qu’un trou noir existentiel
    Ou une Lune soumise aux caprices des hommes d’argent
    Dans le ciel s’écrivent nos vies, celles qui viendront demain

    Et si je sais que je ne trouverais que moi-même tout là-haut
    Tous les rêves dorés des boursiers, ces vampires d’aujourd’hui
    Je ne sais s’il y a des anges ou des démons tout là bas ?
    Nous sommes suffisamment intelligents, pour les inventer

    Nous échappons à l’enfer, et nous échappons aussi au paradis
    Car nos rêves sont ceux du confort et des plaisirs tarifés
    Nos rêves d’immortalité qui se contentent des vampires
    Nos rêves qui sombrent dans toutes les jouissances; de l’instant

    L’infini est un concept d’horizons, nous avons bien une limite
    Et cette limite, ce n’est que celle, de toutes nos croyances
    Nous ne croyons plus hélas que tout il soit possible, ça non !
    Car nous avons fait de la science une vérité éternelle

    La science, elle nous dit des horreurs sur notre avenir
    Que nous allons finir dans un trou noir ou un désert
    Et que l’univers, il n’entendra pas nos cris dans le noir
    Il n’y pas d’espoir d'avenir pour cet univers sans lumière

    Aimer la lumière d’un Dieu ou d’un soleil qui brille
    Je sais seulement que la raison, elle est trop raisonnable
    Et que jamais cette raison, elle n’envisage sa vraie fin
    Il n’y a pas plus déraisonnable, que la raison des savants

    Et j’écris cette petite virgule dans le livre de la vie
    Une petite virgule un peu ridicule, entre deux mots toujours très importants
    Comme aimez-vous, et aimez aussi toutes ces choses qui vivent
    Il y a dans le ciel, une virgule qui rigole comme une baleine

     Bruno Quinchez Paris le 30 octobre 2012  et retravaillé le 8 avril 2020

     

  • Les feuilles mortes.... De Jacques Prévert

     

     

    Les feuilles mortes

    Oh, je voudrais tant que tu te souviennes,
    Des jours heureux quand nous étions amis,
    Dans ce temps là, la vie était plus belle,
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Tu vois je n'ai pas oublié.
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi,
    Et le vent du nord les emporte,
    Dans la nuit froide de l'oubli.
    Tu vois, je n'ai pas oublié,
    La chanson que tu me chantais...

    C'est une chanson, qui nous ressemble,
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
    Nous vivions, tous les deux ensemble,
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
    Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
    Tout doucement, sans faire de bruit.
    Et la mer efface sur le sable,
    Les pas des amants désunis.
    Nous vivions, tous les deux ensemble,
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
    Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
    Tout doucement, sans faire de bruit.
    Et la mer efface sur le sable,
    Les pas des amants désunis...

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi
    Mais mon amour silencieux et fidèle
    Sourit toujours et remercie la vie
    Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
    Comment veux-tu que je t'oublie ?
    En ce temps-là, la vie était plus belle
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
    Tu étais ma plus douce amie
    Mais je n'ai que faire des regrets
    Et la chanson que tu chantais
    Toujours, toujours je l'entendrai !

    Jacquues Prévert (1900-1977)

  • Alternances

     

     

     

    ALTERNANCES
     
    Soleils qui se couchent,
    dans des embrasements
    de lumières intenses
    Soleils des petits matins
     
    des brumes,
    avec la rosée qui passe
    Soleil impérial des tropiques,
    sous des lumières très chaudes
     
    Soleil de minuit, qui annonce
    tous ces jours interminables
    entre les jours et les nuits
    Savoir dormir
     
    Lune qui va et qui vient,
    Lune croissante,
    Lune Décroissante
    Pleine Lune
     
    comme une femme enceinte,
    ou une lanterne ronde
    Quelques jours qui passent,
    les étoiles et toutes les planètes
     
    Matin pour Lucifer,
    et le soir pour Vesper,
    dans nos vies évanescentes
    Un temps des astres,
     
    un temps des hommes
    et un temps pour le calendrier
    Les fêtes de saints qui se suivent,
    Mes prévisions, pour la saison des semailles,
     
    Quelques fous qui mettent leurs noms,
    sur des dates très amoureuses
    Un roi et ses sujets,
    l'ordre d'un monde, qui ne change pas
     
    Un jour qui vient,
    et le peuple qui rêve
    d'un lendemain meilleur
    Des grands hommes,
     
    pour beaucoup de petits hommes
    qui meurent trop facilement
    De doux rêveurs, sous une Lune pâle,
    ceux là, ils espèrent
     
    un ciel plus juste
    Et quelques révolutions de Lunes,
    des absences, pour leurs destins
    Je sais alors discerner dans les astres,
     
    ce que des astrologues prétendent
    Doucement une Lune bleue
    une Lune rouge
    et un parsement d'étoiles
     
    Elles écrivent si facilement
    sur le papier de notre Histoire,
    des histoires très violentes
    Je ne sais percevoir
     
    dans ce ciel ordonné,
    une vraie bonté pour les hommes
    Chaque matin qui vient,
    moi très tôt je regarde
     
    ce ciel sans nuage
    Je vois un soleil
    qui se lève encore,
    sans me poser
     
    de mauvaises questions
    Et je sais parfois,
    une Lune qui me parle,
    de temps  passés sans elle
     
    Je songe alors
    à toutes les Lunes
    de  mon calendrier,
    et j'en souris

     
    Paris le 23 janvier 2020
    un poème fait sur Le logiciel ubuntu
    à partir d'un texte du passé