Bons textes que je remonte...

  • École... (Un vieux texte remis en avant)

     

     

     

    École...

    Dans la classe surpeuplée
    Avec tous ses monstres et ses génies
    Et aussi quelques enfants bavards
    Le maître pose alors la question

    Vous savez cette fameuse question
    De celles que vous n'osez plus poser
    Car elle est tellement ordinaire
    Et alors un enfant lève le doigt

    Parce qu'en élève discipliné
    il veut sans doute répondre
    A la question qui est posée
    Le maître le regarde et dit

    Arthur connais-tu la réponse ?
    Et Arthur vaillamment se lève
    Et commence un long poème
    Avec la fougue qui lui va

    Où il est question d'étoiles !
    Et de ciels rouges et sanglants
    De mers agitées, et de vents
    Qui soufflent dans les voiles

    Arthur qui avait toutes les réponses
    A toutes les questions posées
    Incroyable Arthur d'autre fois
    Arthur qui reste un enfant

    Bruno Quinchez dans ses œuvres Paris le 21 mars 2012

  • Lumière...

     

    Bouquet01

    Lumières...

    Maudire le jour, c'est peut-être un peu con
    Il faut savoir,  choisir et aimer toute la vie
    Les petites emmerdes qui nous arrivent
    Elles n'altèrent jamais toutes les lumières

    Qu'elles  soient du soleil, du cœur ou de la foi
    Les désespérés, ils ne s'intéressent pas aux autres
    Il est des lumières tamisées et des lumières fortes
    J'ignore ce que vous mettez dans ce mot lumière

    J'ai eu des amis aveugles qui ne savaient pas que dire
    Pour moi un bon sourire, ça  m'éclaire le cœur à fond
    La seule lumière, qui nous soit  commune, c'est le soleil
    Et même les aveugles, ils sentent la chaleur de ses rayons

    Bruno Quinchez Paris le 15 décembre 2015...
    Un poème simple et pas trop prise de tête

    Nota  bene c'est un bouquet de jonquillles que m'avait offert

    ma belle soeur Marie Claire, lors d'une visite chez-moi à Paris il ya deux à trois ans

  • Neiges de Février... Poème de Février 1999

     

     

     

    NEIGES DE FÉVRIER

    Je vois un soleil se lever sur le blanc sale des rues parisiennes,
    Les flocons blancs tombés pendant une nuit à présent tiennent,
    Une fine couche s’est déposée sur les trottoirs et les rues ont pâli,
    Le temps est à la neige le soleil brille plus fort comme un ami

    La pure neige se transforme en une soupe triste froide et grise,
    Les voitures roulent bruyamment neige salie par leurs passages
    La froidure est rude en février mais la mère nature est exquise,
    La lumière s’augmente encore avec la fraîcheur de la neige

    Ces étoiles livides diamants qui se dissolvent sur le trottoir,
    Des cristaux blancs qui annonce la clarté et le terme du noir,
    Le soleil brillera plus fort demain car déjà vient le printemps

    J’avance prudemment sur des traces déjà inscrites sur le sol,
    Les bourrasques de vent décoiffent mes mèches un peu folles,
    Période froide et désagréable, les promesses ravivées du temps…

    Bruno Quinchez Paris  le 8 février 1999

  • Affaire d'oiseaux

     

     

    AFFAIRES D’OISEAUX,

    Les oiseaux font Cui-cui !
    Les oiseaux cuits ne font plus Cui-cui !
    Les oiseaux crus ont beaucoup de chance !
    Les zozos aux gros Q.I. sont crus !
    Les zozos, aux petits Q.I. sont des crânes de piaf,
    Vous connaissez sans doute
    Des polytechniciens ou des énarques,
    Et vous avez pu vérifier
    Que ce sont des gens qui sont cru,

    Les oiseaux cuits ne sont pas cru,
    Croire ou cuire ? That is the question ?
    Shakespeare était un drôle d’oiseau,
    Shakespeare était anglais,
    Shakespeare avait un bon Q.I.
    Shakespeare mangeait des oiseaux cuits,

    Les Français  mangent des grenouilles,
    Les Français mangent leurs cuisses,
    Les grenouilles sont cuites,
    Les grenouilles ne font pas Cui-cui !
    Les grenouilles font Croâ-croâ !
    Les grenouilles de bénitiers croient,
    Les grenouilles et les oiseaux,
    Ils ont un petit Q.I. Je le crois,

    Moi, j’aime le poulet cuit,
    Moi, je n'aime pas les poulets, crus,
    Les poulets crus ce ne sont pas des rigolos,
    Souvenez-vous des hirondelles,
    Sur leurs vélos dans les rues de Paris,
    Car moi, j’aime les belles hirondelles,
    A l’automne, les hirondelles se tirent,
    Les hirondelles se tirent à tire d’ailes,
    Les hirondelles sont si belles,
    Les belles hirondelles ont des nids ronds,

    Les corbeaux font Croâ-croâ !
    Les corbeaux ne sont pas beaux,
    Les corbeaux croassent sur les labours de l’hiver,
    Qui l’eut cru ? !
    Les piafs volettent d’arbres en arbres,
    Les piafs pépient dans les cours,
    Les piafs picorent les miettes de pain,
    Les piafs sont de petits oiseaux,

    Les pies sont des oiseaux aussi,
    Les pies piaillent dans leurs nids,
    Les pies piquent les petites pièces,
    Les pies volettent et elles volent,
    Les pies regardent dans nos poches,
    Quelles canailles sont ces petites bestioles,
    Il y a des brics et des brocs dans leurs nids,
    Pourtant on dit que les pies ont aussi un petit Q.I,

    Édith Piaf chantait dans les cours,
    Édith était une titi de Paris,
    Édith Piaf n’aimait pas voler, dans les avions,
    Édith Piaf était une drôle de donzelle,
    Édith piaf était comme une  belle oiselle,

    Et moi, j’aimais Édith, autrefois,

    Bruno Quinchez  Morsang/sur orge 1993 Paris le 26 mai 1997

     

  • Nos Mères...

     

     

    Mucha mere et enfant

     

    Nos  mères
     
    Monsieur! Vous nous parlez avec tendresse
    D'un autre temps, celui de l'enfance lointaine
    Ce sont sans doute pour vous de bons souvenirs
    Le temps qu'on perdait pour des bricoles à faire

    Des odeurs de confitures qui cuisent lentement
    Quelque sachet de Lavande ou du bois de cèdre
    Des odeurs bien passées mais tellement précises
    Moi! Je me souviens bien plus de mes grands mères

    Celles-là! Toutes aux fourneaux dans leurs cuisines
     Avec des plats qui mijotaient et de bonnes odeurs
    Elles nous interdisaient d'approcher trop près
    Entre sorcière au chaudron et mater Familias

    Moi! Je voyais ma mère qui s'occupait avant tout
    De l'entretien de la maison, la poussière sur les meubles
    Toujours préoccupée entre deux taches de ménage
    Il y avait toujours une chose, ou une autre qui restait  à faire

    Ce n'est que tardivement que je l'ai vu  se reposer
    Ma mère  assise dans son fauteuil très bourgeois
    Là tranquille!  Elle piquait  du nez tout  en ronflant ,
    Je ne savais vraiment pas, à quoi elle pensait alors

    Ma grand-mère maternelle,elle aussi avant elle
    elle a pratiquée ce genre d'exercices salvateurs
    Je rigolais parfois quand j'entendais ma sœur
    Dire: voilà Maman qui fait son yoga

    Là! Vous nous parlez d'un Québec encore idéal
    Entre une cabane perdue, et de longues veillées
    Où vous devisiez, sur les vies et leurs destins
    Cet ennui aimé, de ceux-là qu'on n'oublie pas

    Là! Je ne comprends pas tout mais j'aime beaucoup
    Une bonne mère ravaudeuse de chaussettes
    A qui on se confie au coin du feu, pour causer
    De tout et de rien et pas besoin de tout dire
     
    Comme un contact avec sa mère disparue
    Ma propre mère je ne l'imagine pas vraiment
    Ce n'était pas une tendre, car elle faisait face
    A dix marmots, et tous prêts à la dévorer crue
     
    Ma mère pour moi, elle reste une inconnue
    Je n'ai jamais su ce qu'elle aimait vraiment
    Toute sur la réserve d'une éducation assez dure
    J'aime ma mère mais je ne la connais pas vraiment

    Paris le 30 mars 2015

     

  • Septembre... Version 3 septembre 2017

    Septembre

    Voici revenues les mélancolies
    Froides et tristes du terme de l'été,
    Où la clarté descend, inflexible,
    A la rencontre de la nuit,

    Mon cœur désabusé,
    Il s'épanche d'un pleur vacant, sans bruit,
    Le vent d'août m'éloigne des chaleurs
    Des crépuscules tourmentés,

    Sombre fraîcheur
    De ces jours d'automne,
    Qui viennent maintenant
    Après cet été qui est dépassé

    La lumière descendante  
    Qui accroît mon cafard,
    D'une tristesse, sans fin,
    Cet exil amer,

    Gracieuses fleurs s'anémiant,
    Des souvenirs,
    Accompagnant la moiteur des canicules,
    Ardente et sans fards,

    Dans la fusion aimable
    Aux soleils torrides
    De nos corps dénudés
    Qui transpirent abondamment

    Et aux sourires charmants,
    Des femmes fleurs
    Dans tous les soleils d'été
    Où nous nous aimions
     
    Les froids qui viennent
    Les grands arbres
    Qui se décharnent
    De leurs feuilles,

    Feuilles qui tombent sur le sol
    Grands squelettes d'hivers,
    Où nos cœurs se couvrent
    D'un manteau de laine

    Et de songes pervers,
    Nuits de solitudes,
    Voiles sans clarté,
    Sombre automnes

    O jour bénis!
    O farouche soleils!
    Où êtes-vous
    Maintenant

    Septembre est là
    Les ténèbres confuses
    De ces mois d'hivers,
    Qui viennent

    Avec la froideur des frimas,
    Et elles coulent mes pensées
    Dans ce moule où l'espoir
    C'est ce triste et blême déjà,

    Ah! Quand reverrons-nous
    Tous les frissons charnels
    Des lueurs de l'aube
    Et les bleus réveils ?

    D'un matin heureux
    Dans une vie
    Une seule vie
    Avec toi

     
    Bruno Quinchez (Morsang sur orge le 8 et 30 septembre 1996 rajout Paris 3 septembre 2017)

     

  • Un de mes vieux textes de 2012... Mate ! Et Ma Tique (Version rallongée)

    Un de mes vieux textes de mai 2012 que je trouve encore actuel

    Mate ! Et ma Tique (Version rallongée)

    Tranquillement assis sur sa chaise et alors il regarde
    Tous les gens qui sont ici, et ils me matent sans honte
    Des monstres difformes, avec des têtes de mastodonte
    Des ces enfants tristes qui jouent les poètes d'avant-garde

    Et quelques vieux cons qui regardent aussi et tous des monstres
    Sans doute toute notre vie ce n'est encore qu'un contre la montre
    Les monstres vous regardent vieillir et ils nous voient lentement crever
    Il me semble alors qu'il n'est plus possible de pouvoir rêver

    La jeunesse impériale criait au plus fort, et très fort, de toutes ses tripes
    Que tous les vieux cons, ceci en acrostiches ou bien en vers blancs
    Ainsi le sage doit laisser, tout aux gamins, même sa place sur le banc
    Cauchemars, fantômes et squelettes… Laissez toutes vos nippes

    Parmi tous les doux monstres, d'ici et maintenant, qui me hantent
    Il y a de ces poètes vraiment incroyables qui dans ce lieu se vantent
    Cela n'est pas plus incroyable que ces lieux où nous tous écrivons
    Les tragédies sont celles, il n’y a un enfer sans anges, ni démons

    De calmes nombrils ne me parlent que d’eux-mêmes et cela encore
    Malgré les horreurs où nous vivons entre la nuit la plus sombre
    Ces gens là sans doute écrivent encore tous les rêves de l'aurore
    Ou mieux les nuits les plus sombres avec l'horreur de l'ombre

    Mais ils oublient chaque matin les joies de l'agence pour l'emploi
    La belle-mère qui parle encore et encore de sa tendre fille aimée
    Alors que vous d'une vraie haine sans limite, et vous avez ce choix
    Soit crever dans l'ordinaire ou soit faire de soi un poète mal-aimé

    Ainsi chaque jour qui passe, je vois le mur gris qui se couvre
    De graffitis d'amours, de haine et du temps qui se découvre
    Murmures et cris encore les murs sont des plaintes, de vrais Tags
    Allez donc trouvez une rime et cela reste une vraie blague

    Habile technicien, je m'amuse plus que j'écris de la bonne poésie
    Il n'y a pas à dire, le poète que je suis, il aime le vers et la prosodie
    Un ange tombé du ciel, il rigole encore de ces mots et de ces retouches
    Vous savez sans rire à la fin de l'envoi comme Cyrano moi je touche

    Dans ces jours d'aout 2017, c'est encore pire pour les gamins
    Mais y aurait-il une voie à suivre ?  Comment indiquer les chemins ?
    Tous dans leurs Smartphones,  Ils suivent des programmes informatiques
    Je ne sais pas si un jour,  ils iront voir des choses bien plus féériques

    Je sais de pauvres gamins trop tristes et qui sont perdus dans la ville
    Ont-Ils vraiment plus de choix et quels sont les avantages de cette béquille
    Je ne sais pas si écrire sur la vie, cela permet d'avoir plus se choix permis
    Je sais seulement des choix incroyables et libres qui ne seront jamais écrits


    Paris le 19 mai 2012 et rajout des 2 derniers quatrains 19 août 2017

     

  • Les feux de la saint Jean...Un texte de 2008

    Feu de bois

     

    Les feux de la saint Jean 2008

    Madame ma Lune, je vous attends aux brasiers de fêtes
    Je vous allumerai d'un feux amoureux, celui qui vous brule
    J'irais décoiffer vos cheveux pour savoir, comment vous êtes
    Madame aux yeux noirs, cœur de panthère  aux canicules

    Mon cœur sera à vous et vous le dévorerez tout saignant
    J'irai en flamme, vous couvrir d'un brasier de baisers
    Une envie de vous faire mille enfants et  encore des enfants
    En Neuf mots:  je peux vous aimer et je veux vous baiser

    Aux feux de la saint jean nous ferons milles et une bêtises
    Je commencerai par vous caresser, puis plus mignardises
    Je m'enfouirai au plus profond de vous, de l'amour et du plaisir 

    Dame  Danielle, vous venez  très tôt  et très tard dans ma vie
    Je vous ai vue plusieurs fois, vous êtes bien dans mes soucis
    Mais vous savez aussi que toujours il ne reste que le désir

    Paris le 24 juin 2017- un texte de 2008

     

  • Attendre! La belle affaire

    Attendre! La belle affaire

    Des fois je me dis j'attends
    Mais qu'attends-tu bonhomme
    Non je ne sais pas encore
    Peut être une dame lointaine

    Ou un ami mort depuis longtemps
    Quelques inconnues sans rien
    De ces riens entre deux amours
    Et quelques envies bien cachées

    Des enfant et des géants là-bas
    Quelques part entre ce qui est
    Et tout ce qui aurait dû être
    Mais le destin est univoque

    Mille millards de vies là-bas
    Et un tout petit rien ici-bas
    Qui attend encore et encore
    Celle-ci lointaine et l'autre

    Je t'aime, je t'aime, je t'aime
    Mais toi tu m'as abandonnée
    Je ne sais plus ton existence
    J'attends l'autre qui m'aimait

    NB le titre fait référence à une chanson de Jacques Brel

    Paris le 2 novembre 2015

     

  • L'étranger...Une variation personnelle

    L'étranger

    C’est curieux je me sens parfois
    Totalement étranger
    Étranger à vous à vos soucis,
    Étranger à cet univers
    Que je regarde péricliter
    Comme une absence
    Parfois même je me dis
    Les amis à quoi bon?
    Étranger à vous, à vos soucis,
    à cet univers, le vôtre
    Un bon psychiatre
    vous diagnostiquerait une déprime
    Non ce n'est qu'une indifférence
    comme un manque, une absence
    J’ai trop rêvé, trop désiré,
    trop attendu,
    Je n’attends plus rien
    que la plénitude du silence
    Vous penserez en vous-même
    Que mon âme est morbide
    Certes vous aurez raison
    Mais ce n’est pas que çà
    C'est de s’apercevoir
    Que je vivais avec des illusions
    De ces illusions cruelles
    Qui vous mordent
    J’aspire à la nuit
    pour m'y engloutir.
    Je n’aime pas vivre
    Dans un monde subit
    S’engloutir à l’infini
    Et avoir enfin une raison pour aimer
    Je suis déçu par ceux que j’aime
    Car ils aiment mais pas comme moi
    C'est stupide mais j'aimerais tellement
    Partager la même manière d’aimer
    En fait non ! Je suis trop las
    Mon âme est fatiguée de combattre
    J’aimerais baisser les armes
    Pour un peu de douceur
    Ne pas vivre dans un bordel
    Ni s'enferrer dans une secte
    Mais avoir de la tendresse
    Bordel de merde où je vis,
    Une petite vie,
    Une solitude de Fou
    Une solitude Royale
    Comment pouvoir espérer dire je t’aime
    Elles me rêvent dans la nuit
    Comme un Dieu ou un héros
    Mais je ne suis pas un Dieu,ni un héros
    Je ne suis que cet étrange étranger

    NB je suis un passionné de la chanson
    "The stranger" de Léonard Cohen

    Bruno Quinchez Paris le 23 avril 2008