Archives du passé 2

  • Le rêve du chien crevé

     

     

    Le rêve du chien crevé

    Qu'il est aisé, de caresser, ce vers ribaud,
    Qui sonne, sans erreur, avec ce nom, Rimbaud,
    Qu'il est vain, ce mot, qui te séduit encore,
    Appas balancés, de cette belle pécore,

    Qu'ils sont noirs, sinistres et menaçants,
    Ces corbeaux faméliques, survolant tes temps,
    Que tu es laid, cynique, mécréant cabot !
    Tu pérores, sur une tombe, dans nos cachots,

    Les vents, déracinent les fleurs maladives,
    Tes charmes, raniment, mes flammes primitives,
    Le temps perdure, les rayons de l'été,
    Pour mieux nous griller, nos cœurs ratatinés,

    Une pluie tombe, cette promesse attendue,
    Que réclame, ce brasier, dans nos corps nus,
    Les frimas blancs et noir, l'hiver guillemets,
    Cautérisent nos âmes, et leurs lourds secrets,

    La mer, monotone, sans cesse, monte, descends,
    Sur nos plages, soleils marins, incandescents,
    Les fleuves de nos villes, ils charrient des chiens morts,
    Carcasses gonflées, décharnées, jusqu' à nos ports,

    Certes, cet homme assis, il regarde de sa chaise,
    Le chien crevé ! Mais qui  donc rêve ? Tristes malaises !
    Un chien aboie, au loin, debout, sur ses pattes,
    Il rêve, d'un homme mort, sans haine, sans hâte,

    Bruno Quinchez (Morsang s/orge le 21 mars 1992- 29 avril 1992... Paris le 26 août 2019 )

  • Palette idéale... Un hommage à van Gogh en 1990

    Palette ideale de van gogh

    Palette idéale....Un hommage à Vincent van Gogh en 1990

    Blanc d’argent...
    Comme la pluie de tes étoiles...

    Jaune de Naples...
    Comme le soleil du midi...

    Bore jaune...
    Comme la glèbe de ton pays...

    Bore rouge...
    Comme le sol chaud de la Provence...

    Ocre brûlée...
    Comme ta galette de sarrasin...

    Terre de sienne, air de sien...
    Comme le prénom de cette femme...

    Bleu de Prusse...
    Comme un ciel forcené...

    Noir, d’ivoire...
    Comme la nuit, et ton désespoir...

    Vermillon...
    Comme la couleur de ce sang qui coule...

    La palette idéale...
    Comme le disait van Gogh...

    La vie de Vincent...
    Comme je vous l’ai dite...

    Un envoi pour un concours poétique  et un  recueil
    Sur Vincent  van Gogh, concours auquel j'ai participé en1990
    Pour le centenaire de sa mort...  Bruno Quinchez mai 1990

  • Un texte de 2005, dont je vois qu'il est cité sur Flickr

    J'irais à la fin de l’été N.B. Mi rimes, mi prosodie

    J'irais me coucher dans un lit d'herbes
    Voir à la belle étoile, laisser les vaches brouter
    Les moutons seront encore mes soucis quotidiens
    Puis à la fin de l'été, Je descendrais et je transhumerais

    J'irais par monts et par vaux
    A la recherche de la toison d'or
    Comme un argonaute sage et confiant !
    Au milieu des ruisseaux et des fleurs

    Puis j'irais à la ville me saouler de paroles
    Voir les filles qui me manquaient là haut
    Et je leur sortirais ma flûte et mon chapeau
    Je serais un prince avec un sourire de berger

    Puis j'irais encore avec elles parler de chez moi
    Elles me trouveront innocent ou je ne sais plus
    Elles parleront de leurs pères qui travaillent en usine
    Mais moi, pour elle je serais alors, je le sais un prince

    Colchique dans les prés fleurissent, fleurissent
    Colchique dans les prés, c'est la fin de l'été
    Colchique des prés, c'est bien la fin de l'été
    Dans la Colchidie

    Bruno Quinchez Paris le 15 septembre 2005

  • Un copier coller sur un vieux truc du passé

    Bêtise du 16 mars 2008 bis

    Vous savez quoi ?  Google existe aussi en latin ! J'ai eu la surprise de voir dans les moteurs de recherches référencés dans les statistique menant à mon Blog,une recherche vaticanesque en latin où j'étais dans les items

    Tela Imagines Circuli Index
    Inire Google     
    Excogitata Investigatio

    Optiones

    Tela     Eventus 1 ad 2 ex 2 exploratus "Passent les temps" "passent les semaines".  (0.13 secundae)

    Bénédiction des Rameaux par le pape Benoît XVI

    Passent les temps et passent les semaines, Ni temps passé ni les amours reviennent... », chante Apollinaire avec nostalgie. Avec la résurrection du Christ, ...
    eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1603082_evangile - 8 hours ago - Paginae similes
    Blog-Victor-Razemotte

    Passent les semaines, Passe le temps .... Passent les temps aussi Sous le pont passe Les éternelles ondes lasses Et passent les amours ...
    victorugueux-razemotte.typepad.com/blogdebquinchez_/ - Paginae similes

    Ut tibi proventus ad rem maxime pertinentes exhiberentur, indicis elementa nonnulla his 2 hic exhibitis simillima praetermisimus.Si libet, investigationem iterare potes inclusis quae hic praetermittuntur.

    Investigare inter eventus | Instrumenta de Linguis | Investigationis Praecepta | Tri Google Expriemtalen Ad Protocollum Googles - Omnia De Google

    ©2008 Google

  • Quelques feuilles mortes entre Paul Verlaine et Jacques Prévert

    Chanson d’automne Paul Verlaine

    Les sanglots longs
    Des violons
    De l’automne
     
    Blessent mon coeur
    D’une langueur
    Monotone.

    Tout suffocant
    Et blême, quand
    Sonne l’heure,
     
    Je me souviens
    Des jours anciens
    Et je pleure

    Et je m’en vais
    Au vent mauvais
    Qui m’emporte
     
    Deçà, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte.

    Paul Verlaine, Poèmes saturniens

    Les feuilles mortes Jacques Prévert

    Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
    Des jours heureux où nous étions amis
    En ce temps-là la vie était plus belle,
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
    Tu vois, je n'ai pas oublié...
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi

    Et le vent du nord les emporte
    Dans la nuit froide de l'oubli.
    Tu vois, je n'ai pas oublié
    La chanson que tu me chantais.

    C'est une chanson qui nous ressemble
    Toi, tu m'aimais et je t'aimais
    Et nous vivions tous deux ensembles
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis.

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi
    Mais mon amour silencieux et fidèle
    Sourit toujours et remercie la vie

    Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
    Comment veux-tu que je t'oublie?
    En ce temps-là, la vie était plus belle
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui

    Tu étais ma plus douce amie
    Mais je n'ai que faire des regrets
    Et la chanson que tu chantais
    Toujours, toujours je l'entendrai!

    C'est une chanson qui nous ressemble
    Toi, tu m'aimais et je t'aimais
    Et nous vivions tous deux ensembles
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis.

    Jacques Prévert Paroles 1947

  • Alternances

    ALTERNANCES
     
    Soleils qui se couchent, dans des embrasements de lumières
    Soleils des petits matins de brumes, avec la rosée qui passe
    Soleil impérial des tropiques, sous des lumières très chaudes
    Soleil de minuit, qui annonce tous ces jours interminables
     
    Lune qui va et qui vient, Lune croissante, Lune Décroissante
    Pleine Lune comme une femme enceinte, ou une lanterne ronde
    Quelques jours qui passent, les étoiles et toutes les planètes
    Matin pour Lucifer, et le soir pour Vesper, dans nos vies évanescentes
     
    Un temps des astres, un temps des hommes et le calendrier
    Les fêtes de saints, les prévisions, pour la saison des semailles,
    Quelques fous qui mettent leurs noms, sur des dates très amoureuses
    Un roi et ses sujets, l'ordre d'un monde, qui ne change pas
     
    Un jour qui vient, et le peuple qui rêve d'un lendemain meilleur
    Des grands hommes, pour beaucoup de petits hommes qui meurent
    De doux rêveurs, sous une Lune pâle, ceux là, ils espèrent un ciel plus juste
    Et quelques révolutions de Lunes, des absences, pour leurs destins
     
    Je sais alors discerner dans les astres, ce que des astrologues prétendent
    Doucement une Lune bleue, une Lune rouge et un parsemis d'étoiles
    Elles écrivent sur le papier de notre Histoire, des histoires très violentes
    Je ne sais percevoir dans ce ciel ordonné, une vraie bonté pour les hommes
     
    Chaque matin qui vient, moi très tôt je regarde ce ciel sans nuage
    Je vois un soleil qui se lève encore, sans me poser de mauvaises questions
    Et je sais parfois, une Lune qui me parle, de temps  passés sans elle
    Je songe alors à toutes les Lunes de  mon calendrier, et j'en souris

    Paris le 19 décembre 2014

  • Lumière descendante, Lumière ascendante

    Lumière descendante, Lumière ascendante
     
    C'est assez fou  de voir les saisons qui influent les gens fragiles
    Dans un soleil pâle d'un hiver où les jours se raccourcissent
    Et déjà il y a de ces fantômes sinistres qui  les possèdent tous
    Entre des morts ou de ces démons sortis de leur propre enfer
     
    La fin du monde est une idée qui revient toujours  avec  cette période
    Ce concept,  il est partagé par les gens qui habitent  de hautes latitudes
    Il ne viendrait pas cette idée pour des gens qui sont aux tropiques
    Ils ne savent pas ces pensées qui sont liées aux saisons chez nous
     
    Dans mon cœur et  dans les hivers les plus sombres, je sais un soleil
    Et je pense à Noël qui est avant tout la fête de la lumière qui revient
    Même si je pense aussi à tous ces enfants qui osent encore rêvasser
     
    Je vous souhaite à tous, de la chaleur, de la lumière et de l'amour
    Noël! La fête de la nativité, elle est aussi une fête du solstice d'hiver
    Je vous souhaite donc à  vous tous, le bonheur de ces fêtes partagées

    Paris le 18 décembre 2014

  • Quatre Poèmes de Famille un rajout le 4 aout 2019

    L’Arcluses

    Il est des maisons éparses au pied d’un géant,
    Des maisons de maître, de fermiers, de viticulteurs,
    Ces belles maisons sont des lieux propices aux enfants,
    Qui viennent se protéger à l’ombre de ses hauteurs,

    Il y a juste au-dessous la ville de saint Pierre
    Et entre les vignes et l’autoroute, le chemin de fer,
    Qui va de Chambéry à la ville du roi Albert,
    Ce n’est pas le Mont blanc, ni le grand Eiger

    Mais simplement cette montagne, notre géant à nous,
    Arcluses, dont nous pouvons dire que nous en sommes les poux
    Des petites fourmis qui y rêvent quand elles y grimpent,

    Les gens du pays l’ont toujours vue, comme éternelle,
    Pour celui qui y monte, c’est la montagne, la très belle,
    Des générations de fourmis y montent et y regrimpent,

    Bruno Quinchez Morsang sur orge le 14 juillet 1996


    Le charme des Charmettes

    Les Charmettes, assises dans les hauteurs de Chambéry,
    Ont ce charme indéfinissable de nos souvenirs chéris,
    La paix et le calme des grands territoires préservés,
    Par des années de vie sans histoire, car bien enclavées,

    Entre la montée de saint Martin et la maison de Jean-Jacques,
    Les fleurs y poussent bien protégées du bruit des automobiles,
    Les cloches du carillon y sonnent l’heure calme de la ville,
    De même les troupiers, à cet endroit des salves de fusils claquent,

    Il y pousse un cèdre plus que centenaire, une vénérable essence,
    Les saisons n’ont langueur sur les plantes et sur cette préférence,
    La mémoire d'Arthur Bertin y est gravée, le marbre de nos souvenirs,

    Vieille habitation de la famille qui regarde la croix du Nivolet,
    La vie des hommes n’y passe, brève, un vague feu follet,
    Une immortalité que des pierres choisissent pour s’anéantir
    .

    Bruno Quinchez Morsang sur orge le 26 août 1996

    La maison du Chaney

    La maison est située tout en haut de saint Jean de la porte,
    Les gens du village disent que c’est le château, mais peu importe,
    C’est une vieille résidence de famille, d’abord Arminjon, nos aïeux,
    Puis elle est maintenant dans la famille Delachenal, pour le mieux

    Lorsqu’on visite cette maison, on voit un mur de pierres qui l’assiège.
    Au portail, il y a deux grands marronniers, des gardiens qui la protège.
    En pénétrant dans la cours en été, l’air est embaumé par le magnolia,
    La façade est envahie de glycine qui pousse avec une grande maestria,

    Puis lorsque l’on est entre, on peut aller, soit vers la ferme, soit le jardin,
    En allant vers la ferme, la fontaine fredonne des contes liquides et cristallins,
    Dans cette ferme, on a encore en mémoire des confidences exquises et des souvenirs,

    Cote jardin, il y a de multiples fleurs, des soleils dahlias et des rosiers s’exhalant,
    Des arbres fruitiers, des poires, des figues, des prunes et des noisettes pour les enfants,
    J’aime cette propriété et j’aurais encore mille histoires et tant de choses à vous dire,

    Bruno Quinchez Paris le 6 octobre 1997

    Un rajout le  4 aout 2019 ....Nos aniversaires Le 31 Janvier 1998

    M       Montagnes de Chambéry brillaient sous le soleil de janvier,
    O         Oncles et tantes étaient venus  pour Monique et la fêter,
    N         Nous étions quinze à table pour le repas d’anniversaire
    I           Il faisait un temps agréable bien que ce soit un temps d’hivers

    Q        Que nous fûmes contents de nous voir à cette occasion unique
    U         Unique, car nous nous revoyons que pour des choses tragiques,
    E         Et nous pouvions sourire à la vie, cette chose si  magnifique

    A         Assemblés autour d’une table comme dans une cène familiale
    R          Réunis pour Monique, une soeur ou une marraine et ses filleuls,
    M        Maîtresse de table, elle présidait du haut de ses Quatre-vingts ans
    I           Il me semblait que l’âge n’avait par marqué de ses cheveux blancs

    N         Nous fûmes heureux, car de loin en loin, l’occasion est rare de se revoir;
    J          Je voyais mes oncles et tantes bavarder de l’aube jusqu’au soir,
    O        On était le 31 Janvier de l’an de grâce Mil neuf cents Quatre-vingt-dix huit,
    N         Nous savions que Monique projetait de fêter ses cent ans en Deux mille dix-huit...


     Bruno Quinchez Paris le 13 Mars 1998

     

     

     

  • Une symphonie déconcertantes

    Symphonie déconcertante

    J’entends parfois le rossignol picole et il boit sa gnôle et se dope
    Tandis que le corbeau noir et aigris, il jette sa cigarette et écrase sa clope
    Le concert est fini maintenant et je vois les deux oiseaux qui se taisent
    Ils comptent leurs envolés lyriques, et tous leurs chants de la grande baise

    Là-haut ! Ils volent l’attention des auditeurs, et ils s'envolent sans bricole
    Une colombe passe, on lui tire dessus, et elle se prend des tonnes de plomb
    Non ! les oiseaux, ils ne sont que des fantaisistes sans chef et ils rigolent
    Un chien qui aboie dans ma rue, il exprime une opinion qui est de fond

    Les humains, ils se sont absentés et ils ne sont plus sur la scène
    Le scénariste, il a changé le scénario, et je vois toute la vie qui se démène
    Babar l’éléphant qui revendique le droit d’être un roi et qui soit sans problème
    Je sais bien tous ces personnages du passé parmi tous ceux que j’aime

    La symphonie sibylline des sillons, et des microsillons sans remords
    L’oiseau en moi qui se tait et il laisse aller, cela sans qu’il n’ait fait de torts
    Un chien sage se lève et il déclare que demain, ce sera beaucoup mieux
    J’ignore si les hommes,ils se prennent pour de chiens ou pour des Dieux

    Je vois l’oiseau là-haut sur la branche qui essaye de parler du bonheur
    Un vieil humain regarde l’oiseau et il lui tire dessus avec un regard mauvais
    Tandis que l’oiseau, lui il chante et il chie toute la vie et tous ses airs bien trop niais
    L'homme assis se demande encore : Mon Dieu ! Qu'est-ce que le malheur ?

    Un chien chef d’orchestre qui bat la mesure avec sa queue, le rossignol chante
    Je sais des animaux bien plus vivants que vous et moi, ceux-là qui me hantent
    Un matin de l’an dix-mille je ne savais plus, si sur Terre il y avait des hommes
    Comme je savais ces animaux et ces esprits, je les savais et nous sommes

    Dans une musique tourmentée et absente, j’entendais l’âme des hommes
    Mais où étaient-ils donc ? Je ne connaissais que des médias bavards et des formes
    La symphonie du nouveau monde avec des trilles, des aboiements et des miaulements
    J’oubliais le violon et le piano, je savais certains compositeurs dans les plus déments

    La musique concrète, elle avait oublié l’Homme et elle composait avec les animaux
    Les singes avaient-ils inventé une musique, celle-là qui soit vraiment universelle
    Beethoven, Debussy, Ravel et Mozart, eux ils songeaient à un monde plus beau
    Tandis que moi je connaissais une détresse entre un rien du tout et une pensée virtuelle

    Paris le 30 octobre 2016

    Symphonie deconcertantesymphonie-deconcertante.mp3 (551.73 Ko)

  • Nous, Dieu et L'âne

    Nous, Dieu et l’âne

    Là-haut dans le ciel entre les nuages... Oui ! Tout là-haut
    Le barbu éternel s'il existe et qu'il nous regarde vivre
    Il nous voit de son ciel lointain, en tout petit, petit
    Comme une colonie de fourmis, qui grouille et qui prospère

    Des fourmis qui auraient envahi toute la terre
    Mais y a-t-il un Dieu aussi pour les petites fourmis
    Un Dieu pour les ânes, les carottes et les poireaux,
    Quelque part le jardinier céleste, il est bien absent

    Et je vois ce jardin ou nous vivons, il est en grand désordre
    Mais y a-t-il un vraiment jardinier, qui soit là-bas tout là-haut
    Moi! Un petit homme je me sens parfois responsable de ces vies
    Mais je reste vraiment impuissant et sans réaction comme un âne bâté

    Un âne ? On dit que c'est très intelligent, cela vous le savez
    Car Il a ce pas qui est si sûr qu'il va dans tous les chemins
    Mais qui donc de nos jours connait on vraiment la sagesse de l'âne?
    Je vois des fous terribles, ici, là et là-bas qui ratiboisent tout

    Parce que le ratiboisage de toutes choses vivantes, ça fait de l'argent
    Alors combien vaut-il ce Dieu? En ces temps de commerciaux
    Cela je ne le sais pas trop, car Dieu il se cache par sagesse
    Un Dieu qui est tout puissant et des marchands aventureux

    Non ! Il vaut mieux car ça serait aussi un marché juteux pour eux
    Déjà on vend cher des trucs insensés aux divers noms de Dieu
    Et les curés, les pasteurs, les mollahs, les rabbins, bref tous les clergés
    Ils nous vendent de la bonne conscience contre une rétribution

    Mais je pense encore à cet âne rétif et sage et à son fardeau
    Dans un monde chaotique et qui est peu sûr, il y a là un homme
    Sur un âne rétif mais lui il lui évite tous les obstacles du chemin
    Cet âne sage, il rassure son maitre qui avance sur un chemin escarpé

    Paris le 12 octobre 2015

    Nous, Dieu et L'ânenous-dieu-et-l-ane.mp3 (401.94 Ko)